Le chauffeur a affirmé à la barre que tous ces témoignages étaient "des mensonges", en dépit des images de vidéosurveillance de son bus, qui ont établi les attouchements.
Plusieurs écoliers avaient témoigné auprès de leurs enseignants que "ce chauffeur avait pour habitude de toucher les fesses des enfants et parfois leur sexe lorsqu'ils montaient et descendaient du bus, toujours par-dessus les vêtements", selon la procureure de la République Solène Belaouar.
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Inscription au fichier des auteurs d'infractions sexuelles
Le chauffeur a reconnu certains des faits reprochés, mais pas leur connotation sexuelle, déclarant devant le tribunal avoir agi ainsi pour "corriger" les enfants turbulents.
Jusqu'à la révélation des faits en décembre, il travaillait depuis un an et demi sur cette ligne de bus qui desservait une école de la presqu'île de Tahiti.
Le sexagénaire n'était pas connu de la Justice pour des infractions de nature sexuelle. Il avait en revanche été condamné deux fois pour conduite sous l'empire d'un état alcoolique. L'an dernier, il avait été rappelé à l'ordre par son patron pour avoir confié le volant de son véhicule à sa petite-fille, qui n'avait pas le permis de conduire.
La condamnation du chauffeur de bus est assortie d'une obligation de soins et d'une interdiction définitive d'exercer un métier en contact avec les enfants. Il est également inscrit au fichier des auteurs d'infractions sexuelles.
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