"La Monnaie de Paris a remplacé certaines d'entre elles et continue sa campagne de remplacement à la demande des athlètes", écrit la société dans un communiqué.
Plusieurs sportifs avaient partagé des photos de leurs médailles défectueuses sur les réseaux sociaux.
L'américain Nyjah Huston, qui a fini troisième aux épreuves de skateboard street le 29 juillet dernier, s'était par exemple plaint quelques jours après de la mauvaise qualité de sa médaille de bronze, qui "semble avoir fait la guerre".
Le Comité International Olympique avait assuré à l'AFP le 13 janvier que le remplacement des médailles "défectueuses" était systématique. La Monnaie de Paris, chargée de la production et du contrôle qualité, préfère parler de médailles "endommagées".
La Monnaie de Paris "a tout mis en œuvre, dès le mois d'août 2024, pour assurer le remplacement des médailles concernées", souligne-t-elle vendredi.
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4% des médailles
Elles ne représentent pour l'instant que 4% des 5.084 médailles livrées pour les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.
"Les processus de fabrication et de pose du vernis protecteur ont été renforcés pour garantir une résistance plus grande", précise l'entreprise, qui produit environ 60.000 médailles de toutes sortes par an dans ses ateliers parisiens.
Les médailles remplacées "sont identiques à celles remises aux athlètes pendant les Jeux", ajoute la Monnaie de Paris.
Dessinées par la maison Chaumet (groupe LVMH), la fabrication des médailles d'or, d'argent et de bronze a été confiée à l'établissement public de la Monnaie de Paris. Chacune d'entre elle renferme un petit bout de la tour Eiffel, venu des stocks de la société d'exploitation du monument parisien.
Chaque médaille fait 85 mm de diamètre, 9,2 mm d'épaisseur, avec des poids différents, 529 g pour l'or, 525 g pour l'argent et 455 g pour le bronze.
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