Emmanuel Macron a "rappelé" mercredi en Conseil des ministres "que l'autorité judiciaire est indépendante" et "que les magistrats doivent être protégés et ont le droit d'être respectés", après la condamnation de Marine Le Pen qui a suscité des attaques contre les juges de la part du Rassemblement national.
Le chef de l'Etat a aussi affirmé que "tous les justiciables ont droit au recours", selon des participants, alors que la justice a déjà fait savoir qu'un nouveau procès en appel pourrait se tenir dans des délais qui laissent une porte ouverte à une éventuelle candidature présidentielle en 2027 de la leader du parti d'extrême droite.
Le président de la République, qui ne s'était pas encore exprimé depuis la condamnation de lundi, s'est placé en "garant des institutions", selon son entourage, en rappelant des "principes très généraux" et sans entrer dans le détail du jugement.
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"La justice est indépendante"
Marine Le Pen a été condamnée lundi dans le procès en première instance de l'affaire des assistants d'eurodéputés du RN, avec une peine d'inéligibilité immédiate de cinq ans qui, en l'état, l'empêche de briguer l'Élysée dans deux ans.
Devant la presse à l'issue du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement Sophie Primas a aussi rapporté ce propos du chef de l'Etat.
"Il a rappelé trois choses. La première chose qui est que, évidemment, la justice est indépendante et qu'elle prend ses décisions en toute indépendance et qu'il faut donc la respecter comme un pilier de notre démocratie", a-t-elle dit.
"La seconde chose pour rappeler que les menaces qui sont faites sur les magistrats sont absolument insupportables et intolérables puisque nous sommes encore une fois dans une démocratie. Et la justice est tout à fait indépendante et doit être respectée", a-t-elle ajouté.
"Et la troisième chose pour rappeler que chacun a le droit à une justice équivalente et que le le droit est le même pour tout le monde."
Quand Marine Le Pen plaidait pour des peines d'inéligibilité