Ces informations surviennent une semaine après la révélation d'une faille de sécurité, lorsque des proches du président Donald Trump ont discuté d'attaques contre les Houthis, au Yémen, sur la messagerie Signal, en compagnie d'un journaliste.
Gmail, le service de courrier électronique de Google, est encore moins sécurisé que les messages cryptés de Signal, souligne le Washington Post.
Selon le quotidien, M. Waltz, principale personnalité mise en cause dans le "Signalgate" pour avoir intégré par erreur le journaliste Jeffrey Goldberg du magazine The Atlantic à la conversation, a diffusé des informations peu sensibles sur son compte courriel, comme son agenda et d'autres documents de travail.
"Des conversations hautement techniques"
En revanche, l'un de ses collaborateurs a utilisé le service Gmail "pour des conversations hautement techniques avec des collègues d'autres administrations portant sur des positions militaires sensibles et des systèmes d'armement puissants liés à un conflit en cours", écrit le journal.
Le Washington Post dit se fonder sur des entretiens avec trois fonctionnaires et avoir consulté des courriels émanant des services de M. Waltz.
Dans un communiqué, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC) Brian Hughes a assuré que M. Waltz n'avait "jamais envoyé de documents classifiés sur son compte mail personnel ni sur aucune plateforme non sécurisée".
Le magazine The Atlantic publie le plan d'attaque militaire américain divulgué par erreur
"L'incident est clos et le président continue à avoir confiance dans son conseiller à la sécurité nationale", a déclaré mardi la porte-parole de la présidence américaine, Karoline Leavitt, au sujet du "Signalgate", avant les dernières révélations du Post.
Lors de la campagne présidentielle de 2016, Donald Trump avait abondamment accusé sa rivale Hillary Clinton d'avoir utilisé sa boîte mail personnelle lorsqu'elle était secrétaire d'Etat (entre 2009 et 2013), à la place d'un serveur gouvernemental sécurisé.
Mme Clinton n'avait jamais été poursuivie.