"La perception (...) que tout sera disponible sur d'autres plateformes en quelques semaines compromet la durabilité de l'ensemble de l'industrie en ayant un impact négatif sur la fréquence à laquelle les spectateurs se rendent en salles", a estimé Michael O'Leary, lors du salon CinemaCon de Las Vegas.
Les salles obscures américaines ne se sont jamais vraiment remises de la pandémie de Covid-19, pendant laquelle beaucoup de gens ont perdu l'habitude d'aller au cinéma, à cause de la fermeture des salles.
Un changement aggravé par la politique des studios, qui ont en parallèle réduit le temps d'attente pour accéder à un film en streaming.
Les recettes annuelles du box-office nord-américain dépassaient régulièrement les 11 milliards de dollars dans les années 2010. Mais depuis 2020, elles n'ont jamais excédé 9 milliards annuels.
Avant la pandémie, les salles bénéficiaient habituellement d'une exclusivité de 90 jours avant qu'un film soit disponible sur une plateforme de streaming.
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Une exclusivité en salle plus longue en France
Cette époque est révolue, a convenu M. O'Leary. Le dirigeant aimerait toutefois que les Etats-Unis s'inspirent de pays comme la France, où le box-office a mieux rebondi car l'exclusivité en salles est bien plus longue.
En France, la "chronologie des médias" est défendu becs et ongles par l'industrie du cinéma.
En vertu de ce système, les chaînes de télévision et plateformes de streaming doivent attendre plusieurs mois entre la sortie en salles d'un film et sa diffusion.
Le délai précis dépend de la contribution financière consentie par chaque diffuseur pour financer la production cinématographique française: plus il verse d'argent, plus il est court.
Canal+, le grand argentier du cinéma français, a ainsi la priorité et doit attendre six mois pour diffuser un film après sa sortie en salles.
Disney+, qui est récemment devenue la plateforme de streaming prioritaire en acceptant d'augmenter ses investissements dans la production française, doit de son côté attendre neuf mois.
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