Le parquet de Paris a confirmé à l'AFP qu'il a été mis en examen le 28 mars pour "viols susceptibles d’avoir été commis entre octobre et novembre 2017", "agression sexuelle susceptible d'avoir été commise en novembre 2023 et harcèlement sexuel commis en septembre 2023".
Celui qui apparaît régulièrement dans les médias sur les sujets liés à la chirurgie esthétique et exerce à la clinique Eiffel, à Paris, "a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer l’activité de chirurgien esthétique, interdiction de contact avec les plaignantes, remise du passeport et interdiction de sortir du territoire métropolitain", a précisé le ministère public.
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Plus d'une plaignante
"Deux de ses patientes avaient déposé plainte en 2023, dénonçant des faits survenus en 2017 et en 2023", a-t-on ajouté.
Selon le Parisien, qui a évoqué l'affaire en début de semaine, une première plaignante a dénoncé trois viols subis en 2017 au sein de la clinique Eiffel mais aussi à son domicile.
Au cours de l'enquête, confiée au 3e district de police judiciaire (DPJ), deux autres victimes se sont manifestées et ont déposé plainte.
L'une d'entre elles aurait indiqué, toujours selon le quotidien, que M. Ohana lui aurait proposé de manière insistante des rapports intimes en ouvrant son pantalon, seulement arrêté par d'autres professionnels de santé.
L'autre plaignante aurait été agressée sexuellement, en tant que patiente, à la clinique, en novembre 2023, par M. Ohana qui lui aurait touché les seins, d'après le quotidien.
M. Ohana a publié plusieurs livres sur la chirurgie esthétique et diffusait il y a quelques années ses recommandations sur une chaîne YouTube.
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